Pourquoi la précision varie
La matière se dépose en cordons et se rétracte en refroidissant. Les petites ouvertures, les parois fines, les grands aplats et les zones proches des supports ne réagissent pas de la même façon.
Une valeur générale de tolérance ne suffit donc pas pour toutes les dimensions. Il faut identifier les cotes fonctionnelles et accepter une souplesse plus grande sur les surfaces non critiques.
Prévoir un jeu d’assemblage
Deux volumes conçus exactement à la même cote ne s’emboîtent généralement pas. Un jeu doit être ajouté selon le type d’ajustement, la taille des pièces et l’orientation.
Pour un assemblage important, la méthode la plus fiable consiste à imprimer un coupon ou une petite zone de test avec plusieurs jeux. Le résultat est ensuite reporté dans le modèle final.
Utiliser l’orientation comme paramètre de conception
L’orientation influence la qualité des trous, la planéité, les supports et la résistance entre couches. Une pièce peut donc être redessinée pour être imprimée dans une direction plus favorable.
Les surfaces qui doivent recevoir un roulement, un axe ou un insert peuvent nécessiter une reprise, un alésage ou un élément métallique plutôt qu’une cote imprimée brute.
- Repérer les surfaces d’appui
- Indiquer les diamètres fonctionnels
- Prévoir les reprises éventuelles
- Éviter les tolérances inutilement serrées
Définir un contrôle proportionné
Le contrôle doit correspondre au risque et au prix du projet. Mesurer chaque cote d’une pièce simple peut coûter plus cher que sa fabrication, tandis qu’un gabarit fonctionnel peut valider l’essentiel en quelques secondes.
Le devis doit préciser les points contrôlés, l’instrument utilisé et la méthode d’échantillonnage pour une série. Sans cette définition, le mot « précision » reste ambigu.